Cote Pacific Californien!

 

 

Pas a pas, mes doigts dans les eaux du Pacific!
Pas a pas, mes doigts dans les eaux du Pacific!
Un gros reste de flottement
Un gros reste de flottement
Imprenable vue!
Imprenable vue!
Deja pleine, elle se rempli encore...
Deja pleine, elle se rempli encore...
Une empreinte de clown deposee par quelques blagueuses vagues.
Une empreinte de clown deposee par quelques blagueuses vagues.
Mystere des creux...
Mystere des creux...
Un homme...et un sequoia de geant!
Un homme...et un sequoia de geant!
Quietude en bord de riviere.
Quietude en bord de riviere.

 

Remuee par tout ces paysages traverses. Remuee comme l'eau de l'ocean par ses propres vagues. Impossible de le faire taire; il ne cesse jamais de rugir de ses profondeurs.Les miennes peuvent s'apaiser...

L'ocean ravale ce qu'il crache..meme ce qu'il laisse de cote, il reviendra le chercher.

 

"Sur la roche, posee,

Les vagues a mes cotes,

Viennent se deposer.

Nous partageons le meme repos,

Celui d'apres les remouds." 

 

J'ai choisi l'errance.

J'ai choisi que tout pouvait etre possible.

Pour autant, je ne me sens pas libre.

Comment etre dans un corps errant avec un esprit savourant?

 

...juste fermer la porte aux parasites pensees.

 

Juste gober les lions de mer se tortillant sur quelques roches a l'abri des remouds des vagues. Et tenter une seance d'etirement avec eux.

Extreme subtile delicatesse de l'approche; la patience reclame de l'attention,

retient son souffle pour que mes yeux puissent plonger dans les leur, sans peur.

 

Et petit a petit, le lien se creait.

Certain ont fuit, d'autres ont accepte de me laissai tester leurs limites, de braver leur confiance.

 

"Le soleil n'est plus,

La chaleur non plus;

Il reste son reflet

...et le parfum des vagues."

 

 

 

 

 

Pause caravane a Santa Rosa.

Parce qu'il s'agit toujours et encore de se laisser embarquer et surprendre, j'ai suivi les pas d'un homme dans le sens inverse de ma marche ensablee. Cela m'a mene jusqu'a une caravane...celle d'un couple bien accueillant!  

 

...et voici que Nam s'invite a partager le diner avec eux! Grande premiere en tete a tete chez l'habitant!!

La table royale est mise, les bougies flambantes..il ne reste plus qu'a s'amuser de tout ces mets! Ensemble, ils creaient des paysages de nourritures et des amuses bouches en tout genre!

Peut-etre est il encore plus savoureux comme ca, le temps du repas?

 

 

 

 

 

 

Ballades...

Pleinitude de la grace.Abondance de reconnaissance. Remerciement a ce et a ceux qui me gatent. A ce qui me gratte...parce que meme la gale me pousse a la gratitude!

 

Tant de soutien sur ma route. Je n'en demandais pas tant.

"It's beautifull", me dit une marcheuse de passage, histoire de partager ce qui s'emeut.

Eh oui, madame,  c'est merveilleux!

Vue splendide au-dessus des nuages, bien au-dessus, des senteurs de laurier, un soleil qui dore tout ce qui peut capter ses rayons...je suis heureuse! Je peux le dire.

Ca donne envie de rester, le cul pose, a contempler, et respirer cet air sans commentaires.

Ce n'est pas un mirage.

 

Juste s'arreter, sentir, se laisser traverser...et repartir.

 

La marche. Je marche encore et encore, parce que je ne peux m'en empeche. Parce que j'aime la sensation du deplacement...le fait meme de parcourir,

comme un cap a poursuivre.

...Des petits chemins bordes de vert en pleine foret ou a flanc de montagne de velour et de moutons d'arbre,... chaque espace de nature qui environne mes pieds fait battre mon coeur de plus belle.

 

"Sur le chemin,

Aux senteurs d'eucalyptus,

Quelques parcelles reveties

De leur costume a pois blancs:

Il neige des petales de fleur."

 

 

Il s'est comme echoue,

Le petit bonhomme,

tout fait de fragiles bouts de nature rescapes.

Il sourit maintenant.

Les bras de la riviere ne l'y prendront plus.

Sauve, il ne reste plus qu'a filer!

 

 

 

 

 

San Francisco

...Arrivee en stop, par le fameux pont tout de rouge peint!

Puis quatre jours de trimballement de mes pieds de gauche et de droite pour decouvrir les quelques flambeaux et joyaux de cette ville, dont je comprends l'incontournabilite.

Elle est agreable a sillonner c'est sur.

Certes, ses milles et unes bosses en font un sacre challenge pour les sportifs, mais c'est aussi tout son charme!

 

 

C'est aussi:

Mais aussi:

"Elle vide ses sacs,

Ca y est.

Ils remplissent leurs gosiers,

goulument...

elle n'est deja plus la,

la vieille dame aux goelands."

 

 

 

Mais encore:

Deux oiseaux pas tres bavards.
Deux oiseaux pas tres bavards.

"Ensemble,

Ils bravent les remouds de l'eau,

Et parcourent les pieds du ciel,

Parfois ils se confondent,

Deux paires d'ailes,

Un seul oiseau."

 

Et pendant ce temps la, il est une fete qu'on celebre ici comme ailleurs,

...celle des coeurs!

Le mien est a sa place, en valse avec lui-meme.

Qu'il est bon de s'aimer.

 

 

 

Tout ca pour en re-venir aux aventures de Nam, toujours en vadrouille sur ses propres traces...

Un poil d'imagination l'a porte a basculer du pont de ce bateau...
Un poil d'imagination l'a porte a basculer du pont de ce bateau...
Jusqu'a la derive.
Jusqu'a la derive.
Puis, rencontre d'un drole d'ami de passage...avant d'aller y voir de plus pres!
Puis, rencontre d'un drole d'ami de passage...avant d'aller y voir de plus pres!
Ce grand invatateur du pont d'acces en terre des clowns!
Ce grand invatateur du pont d'acces en terre des clowns!

Grandiose, hein?

Y'a plus qu'a s'y frayer un chemin!

De l'autre cote du pont.
De l'autre cote du pont.

 

 

 

 

Santa Cruz

Une breve halte entre un train et un bus, juste le temps d'admirer encore quelques touches artistiques citadines.

 

 

 

Santa Barbara

Et plus que le temps d'une halte pour poursuivre l'admiration!

 

Je dors ou je peux, un peu comme je veux.

Parfois chez l'habitant, a coup de "toc toc bien culottes"; ou bien dehors, pres d'un ocean dechaine en valse avec le vent; dans des centres pour SDF; portee par des pneus ou autres moyens de locomotion; dans un bateau retenu par son cordon, ou dans une caravane posee sur ses pieds; dans des hostels tout confort, ou sur le sol d'une salle d'attente, faute de mieux par des heures tardives. 

J'aime ce trimballement d'un lieu de dormance a un autre, meme s'il ne s'agit pas toujours d'un belle romance avec le socle partenaire!

 

 

Sans mes chaussures, sur le sable, j'ai danse, legere comme le bonheur, mes pieds dans les eaux de ce Pacific qui m'attire inlassablement. 

Je me pose la question du regard temoin.

Pourquoi en avons nous tant besoin?

Pourquoi la solitude ramene parfois a une suppression d'interet?

Danser pour soi? Chanter pour qui?

Profiter d'une marche oui, et des sensations que procurent chaque acte de la vie quotidienne, oui.

 

Mais l'art, l'expression de cette graine germinante en chacun, peut elle se passer du regard d'autrui?

Parfois je clowne seule, juste pour le cadre qui m'entoure. C'est etranges!

Quel interet?

Qu'est-ce que l'interet si ce n'est le pourquoi de ce que nous faisons.

Je me fais plaisir.

Et ce n'est pas rien de se faire plaisir.

 

Mais lorsque je tente l'exposition face a l'espece qui est aussi la mienne, qu'est-ce que je cherche a generer, a produire comme effet?

De quoi cela me libere t'il au passage?

N'est ce qu'une etape avant de pouvoir me sentir libre de ma propre complicite avec la Vie?

 

Il s'agit bien d'apprendre a prendre ses libertes; toutes celles qui nous mettent en joie, ou en paix.

 

Je pensais qu'il serait plus simple de prendre les miennes la ou personne je ne connais, et connu de personne. Mais ou que l'on soit, le regard des autres reste le regard des autres. Et mon oeil interne est peut-etre le plus severe et le plus castrateur. Peut-etre meme est-il le seul empecheur?

 

Ici, ou ailleurs les problematiques de fond restent les memes.

Je le savais, nous le savons,...et des lunettes n'y pourront rien changer!

 

Une loupe peut-etre?

 

Ou un ficus aux racines nues, et mues comme des corps de femmes etendues a terre. De si belles courbes!...qu'on y danserai avec.

 

 

 

 

Il fait bon vivre au bord de l'eau.

Un matelot m'emmenerait-il a bord pour un water-trip?

...Faute d'invitation j'ai finalement pris le train.

Celui qui longe l'ocean, pour me permettre quelques derniers regards vagues emerveilles, 

puis, celui qui me menera aux antipodes du liquide,

j'ai nomme: le desert.

 

Face a une nouvelle transition, a nouveau, la Peur revient au galop!

Cette fameuse peur de l'inconnu qui debarque des loges du conditionnement au confort des previsions.

Cet inconu qui mene pourtant toujours forcement quelque part.

Je veux dire qu'il n'y pas de quoi en mourrir a l'avance!

 

 

Nous sommes maintenant le 21 Fevrier,

Je me dirige vers les grandes etendues de l'Arizona, du Colorado, du Nouveau Mexique, du Texas...jusqu'en Floride!!!

 

A suivre donc.......................... 

 

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Commentaires : 7
  • #1

    julieta (dimanche, 27 février 2011 09:36)

    ...resonnances....des philippines....

    oui cette question de pourquoi on fait les chose...pour qui......a quoi bon creer si ce n est pour le partager? et qu est ce qu on cree finalement/? sont-ce les traces visibles qui importent, ou l empreinte de lumiere, de joie, de paix laissee par l experience?

    une phrase a percute mon esprit durant mon voyage:
    L AMOUR , LA JOIE, EST SANS RAISON

    Et je l entends ainsi: il n y a aucun autre but a l expression, au mouvement, a l action que celui de RESSENTIR. la forme que cela prend est sans importance, le resultat est secondaire, et de toute facon, n est pas entre nos mains.

    je ressens bcp de proximite a la lecture de ton voyage interieur...moi qui ai choisi de ne pas trop m exposer a l exterieur pour l instant afin de plonger dans l experience interieure, ton partage m interpelle...me nourrit dans mon cheminement ....et ce dedans/dehors, m apparait de plus en plus comme une construction imaginaire...rien contre quoi se proteger, rien qui ne soit etranger...

    les frontieres inventees se dissolvent dans ce voyage au fur et a mesure que la vie me montre que je peux m'abandonner pleinement a son amour.

    des fois j ai l impression que tu tiens un bout de la corde et moi l autre bout et que dans nos choix exterieurs apparamment differents, nous avons rendez vous au milieu.
    embrasse un arbre pour moi
    plein d amour

  • #2

    Aurélia (dimanche, 27 février 2011 17:46)

    J'ai lu et regardé toutes ces images que tu donnes à montrer ! Et aussi ces quelques phrases qui font écho !
    Le voyage, partir et découvrir...
    Ce qu'il y a de plus profond, et le regard que l'on porte sur les choses et sur soi !
    Belle poursuite de méditation et prends chaleureusement soin de toi !
    Bises Aurélia

  • #3

    Stéphanie (dimanche, 27 février 2011 17:59)

    Ton coup d'œil me plait beaucoup Maëlle,
    bonne route !

  • #4

    Stéphanie (dimanche, 27 février 2011 18:09)

    "Mourir c'est se vider totalement l'esprit de ce que l'on est, c'est se vider de ses aspirations, des chagrins et des plaisirs quotidiens. La mort est un renouvellement , une mutation, où n'intervient pas la pensée qui est toujours vieille. Lorsque se présente la mort, elle apport toujours du nouveau. S libérer du connu c'est mourir, et alors on vit."
    Extrait de "Se libérer du connu" de Krishnamurti

  • #5

    jean-marc (o) (dimanche, 27 février 2011 22:20)

    je suis ton magnifique voyage Maëlle et comme toi j'imagine, parfois je ris, parfois j'en pleure... Mon amour t'accompagne (mon chapeau aussi !!!) Puisse t'il te donner un peu de force, si tu devais en manquer.

  • #6

    Niels (lundi, 28 février 2011 16:29)

    ça fait rudement plaisir d'avoir des nouvelles et je viens de passer un bon moment à les découvrir...Que de chemin déjà parcouru Maelle et elles arrivent juste pour me faire un clin d'oeil je pensais: Mais ou est-elle en ce moment et hop surgit sur l'écran un message: cliquer sur blog... Ah ah quatre lettres m'amène au coeur de ton aventure.La pensée décidément nous amène irrémadiablement à la vision et la vision à l'instant bon bon cela m'étonne toujours et pourtant je le sais...Ben dit donc j'ai adoré la trenscription photograficopoétique et revoir les passages ou tu as laissé une trace m'a fait voyager dans des paysages tant intérieur qu'extérieur...Que d'émotions pour une matinée...Bon bon je monte sur mon volcan je me tourne vers le nord je vois presque la Floride...J'ouvre ma petite boîte à savon...Souffle dans l'anneau réservé à cette effet aprés y avoir mis tout ce dont tu as besoin...( j'ai de la chance le vent souffle dans la bonne direction ) et d'énormes bulles s'échappe dans ta direction... allez j'y rajoute un petit souffle supplémentaire pour être sur de la bonne livraison...Alors Maelle si tu sens quelques goutelettes éclater sur ton nez se cera surement se dont tu as besoin qui te sera déposé...
    De tout coeur avec toi Niels

  • #7

    lalao (mardi, 01 mars 2011 15:05)

    Bon jour Maelle ma belle!
    Merci de ton petit mail explicatif sur comment entrer dans les échos de ton voyage...sans quoi je n'y serai jamais parvenue...j'ai passé un grand moment à te lire, à regarder tes photos,tes mots et tes pensées hier soir et j'étais avec toi ce temps là. Tout près. Le coeur chaud et ému...
    Je t'envoie de chaleureuses pensées et de doux souhaits dans le vent *
    Lalao