Desert 2: Arizona!

Objectif en quittant le motel de l'entre-deux: passer du temps sur les territoires des indiens du coin...

En sachant qu'il y en a de toutes sortes et dans tous les coins!

 

Un policier aidant, parce qu'ils savent tres bien l'etre, me met sur la piste d'un cow boy marie a une indienne Navajo! Tres bien. C'est donc la que se poursuit mon aventure...

 

Navajos:

 

 

Marble Canyon

Il s'appel Iron, et sa femme, Leora. Il me propose de rester une nuit chez eux, histoire de decouvrir leurs modes de vie, plus ou moins traditionnels. Le fait est que je continu a orienter mon regard sur le present de la relation que les individus entretiennent avec leurs faits et gestes. Et que je reste, par cela meme, bien silencieuse. Meme que le silence du partage me suffirait,...s'il etait plein de tranquilite.

 

J'y reste donc,

le temps de deployer mon costume de clown!

Pour la famille uniquement.

C'est qu'Elora s'est empressee de prevenir ses nieces, accompagnees de leurs enfants, plus d'autres membres de la toile, jamais tres loin.

Familles unies qui aiment a se reunir.

 

 

 

 

Tuba City

Nouvelle invitation.

Nouvelle experience a suivre, a vivre.

Il s'appel Terry. Il vit seul, dans un mobil-home use par un temps qui lui a bien coule dessus. Terry aussi, il est use. L'usure est usuelle dans les images qui jonchent les routes, et sur les corps des gens croises...bien souvent, je prefere dire. 

Il dit vivre seul, mais son frere Opi occupe occasionnelllement une chambre dans l'entree; et sa soeur Sherley, niche dans une caravane non loin, juste assez pres pour venir faire un bref petit coup de menage dans le mobil-home de ses freres, et finir par preparrer une marmitte de nourriture pour ces deux la!

No comment? Si si, j'en parle avec Sherley, avec Terry aussi, de leurs situations de vie.

A quoi ils aspirent?

 

 

Il fait nuit dehors.

Et dedans la caravane de Terry, pas de lumiere non plus.

Juste mes deux lampes de secours pour nous eclairer...et les brins de flamme du poelle a bois.

Terry parle navajo avec son frere Opi. Je ne les comprends pas.

Juste a cote, comme isolee, sur le matelas de fortune pose au sol pour mes nuits ici.

Je m'attele a l'ecriture, comme on monte en scelle sur le dos d'un cheval.

Il m'emporte rarement au triple galop!

Et ce, malgre tout ce que je vis ici. Parce que justement je suis en train de vivre.

 

S'arreter pour penser; pour cesser de penser en bougeant.

Ecrire pour retranscrire.

Retranscrire pour mieux me souvenir.

Mieux me souvenir.

Pourquoi donc?

Par peur d'etre quitte par mon passe, si peu de temps apres.

Un passe en image.

Un passe mirage?

 

Toujours cette fameuse histoire des traces a inscrire! Et ce n'est pas qu'une histoire de souvenirs...ou de partage.

Le sens du courant est a remonte pour aller converser avec la source,

juste pour etre bien sur qu'il ne s'agit pas de troubles de la reconnaissance!

 

Ma quete est bien celle de l'eveil a l'instant! 

 

Empreinte de cette magique beaute environnante, je realise l'inssaisissable de ces images. L'ephemereite de cette contemplation, la mouvance permanente de mon regard sur cet exterieur.

Illusion de cette soi-disante immortalisation..pour des images qui n'ont pas la teneur emotionnelle ressentie alors.

Seul le present a eu sa grandeur qu'aucune photo ne pourra jamais me faire revivre.

 

Heureusement que ces images sont aussi la tout simplement pour etre partage.Pour la nourriture de l'ame, par la Beaute, la Poesie et l'Humour!

Parce que peu importe le support par lequel on passe pour faire passer,

pourvu qu'ca passe!!!

 

Et je comprends maintenant qu'il n'y a pas de plus beau paysage que celui de l'Amour!

 

 

 

 

 

Hopis:

Une fois de plus la Vie m'a apporte ce dont j'avais envie, et peut etre meme besoin: un bol de tradition qui eleve les esprits et rapproche des vibrations de la Terre!

Pour cela, elle m'a embarque dans la voiture d'une famille d'indiens Hopis cette fois-ci! C'etait justement jour de fete annuel!! Alors je les ai suivi...et accompagne dans les preparratifs de cette grande ceremonie, des hommes pour les femmes!

 

L'ambiance est donc a la fete dans ce petit village de maisons basses, en pierre, des indiens Hopis!!!

Je n'ai pas le droit de me joindre aux femmes dans la Kiva, sous terre.

Mais j'ai au moins la joie de voir les danses, et d'entendre les chants...depuis le toit, depuis le trou de la trappe, de la ou descendent les hommes costumes et fin prets a relever le defi de leur show pendant presque 5 heures non stop!!!\

 

Comme j'aime les rituels,

surtout lorsqu'ils sont empreints de reliance.

 

Pas de photos.

Pas d'ici,

ni d'ailleurs sur ces territoires.

Ca ne se fait pas.

 

Alors voici simplement une image, chopee dans un livre, de l'accoutrement des clowns hopis!

Il n'y en avait pas lors de la ceremonie a laquelle j'ai assiste, mais j'aime beaucoup cette autre vision du clown!

 

Meme dans le deroulement du sacre, la necessite de la presence du jeu et de la derision vis a vis de ce qui est en train de se celebrer!

Voici donc, un des ancetres du bouffon!

 

 

 

 

 

De voitures en voitures, de villages hopis en villages hopis, j'ai poursuivi avec Tom, un passionne de ces peuples indiens!

Il me nourrit lui aussi, et pas que de pain et de gateau!

 

Bien sur qu'ici, incroyablement, la preoccupation pour la "bouffe" est permanante!

"As-tu faim? Veux-tu manger? As-tu de la nourriture?"

Quelque soit l'heure de la journee!

 

Mais considerons que nous passons de toute facon notre temps a nous nourrir de toutes sortes d'evenements au quotidien!

Alors, quelle difference entre un cookies et un sourire, un verre d'eau ou trois litres de soda!

De quoi se nourrit on finalement?

OU, que cherchons nous a nourrir?

Quelles parties de nous?

Quels aspects de nous meme?

 

 

...Puis c'est Brandon, un indien Navajo, qui prend le relais pour me deposer dans la direction de mon choix! Sedona.

Il prend soin lui aussi.

Parce qu'il reve de cette liberte qu'il projette sur moi.

Parce qu'il se sent responsable de ma sante, de ma vie.

Parce que c'est toujours plus simple de prendre soin des autres que de soi meme...

Il le sait.

Il a pris la piste de la realisation de ses reves a present, et je lui souhaite de garder le cap!

Un frere de plus dans ma grande famille, sur cette toile qui se tisse ensemble. 

 

 

Sedona

Alors,

dans la famille: "je voudrai bien", je demande un toit chaleureux pour heberger mon besoin de confort.

"Mais bien sur mademoiselle!" Stephen me fait monter sur sa grosse monture de voiture, ...et m'amene dans la maison qu'il cherche a vendre. En attendant, elle sera mienne!

Elle est vide, et ne semble pas attendre ses futures occupants.

Elle est class aussi, tres.

Et je l'habite et l'honnore par tout l'imaginaire qu'elle m'inspire: en dansant et chantant follement dans cet espace qui semble prendre plaisir a recevoir quelques ondes de compagnie, c'est assez jouissif! Rien que pour des murs! C'est une maniere de se sentir a l'aise dans un espace.

De l'apprivoiser,...et de lui rendre homage!

Preoccupee, l'esprit vivement agite par des pensees d'ici et d'ailleurs, j'ai quand meme sue sur le chemin d'une ballade, toute de rouge peau.

 

Il suffit de s'arreter pour sentir? Faux.

Mais il faut bien parfois s'arreter pour tenter un tete a tete avec l'inactivite!

Ce que je fais m'est bien egal.

C'est comment je le fais qui fait toute sa difference.

 

Et Nam, que fait-elle?

Elle repose dans sa grande poche en plastique, tel une pate a pain avant de se lever en bonne forme!

 

Cette petite ville semble lui tendre une perche...dont elle ne prendra pas le temps de se saisir!

Il fait trop bon se reposer,...et marcher.

 

Je m'embarque dans la ballade de Stephen,

 

...qui devient la notre!

Stephen, il a 4 chiens. Et les 4 memes! Va savoir pourquoi?

Il est avocat. Et la loi, ca le connait. Meme que "c'est pas bien" que je jette mes restes de radis et de carottes dans la nature: ca peut la perturber.

Qu'a cela ne tienne, j'y ferai attention!

 

Stephen, il a du temps pour passer du bon temps...et se ballader...avec ses 4 chiens.

Il aime les arbres. Il aime en savoir sur les arbres.

Il aime en dire sur son savoir sur les arbres!

 

Je l'ecoute un peu,

Je sais aussi lui dire oh combien je prefere les sentir, que les definir!

On se comprend.

Et puis on joue, parce que c'est tellement mieux comme ca!

 

C'est fou comme le jeu uni!

Rapidement.

Instantanement meme.

Courrir, chanter, s'arreter, se comprendre, s'eloigner, laisser grandir une complicite de quelques heures..condensation du temps.

 

Comme j'aime etre dans les basques des autres!!

Alors oui je passe a cote d'inombrables envies de m'arreter de ci et de la.

Mais de cette marche ensemble, c'est pourtant bien plus de notre partage que je me rappellerai, plus que de la coagulation de l'eau passante, plus que de l'ecorce aux couleurs arc en ciel, plus que de la forme des roches en degrade de rouge!

De lui et de ses 4 chiens le precedent, ou le suivant comme des moutons jamais trop loins de leur berger.

 

Ma compagnie plait!

Je sens le sens de cette suivance.

De toute evidence, j'aime accompagner.

J'aime moins parler.

 

Peu importe ou mes choix finalement. Je trimballe les memes choses partout, et la Vie, dans ce qu'elle a a m'apprendre n'a rien a cacher...nulle part!

 

 

 

Heber

Alors, j'ai suivi Kenny!

Il m'a invite lui aussi.

Et comme j'aime suivre...

 

Fier qu'il est de me montrer et de m'acceuillir dans sa belle maison en bois!

Sa femme, Katy, n'est pas immediatement clemente a ma venue...mais ca passe!

Tout passe.

 

Je me ballade en foret et me perds.

Je cherche mes traces, et me trouve.

 

Observant les nuages, je me dis qu'ils sont comme le duvet de ma peau.

Le ciel, ma peau.

J'observe comme ils sont a l'image des sensations qui nous passent sur le corps: ils changent continuellement.

Point de forme auxquelles s'attacher.

 

Le vent vient troubler les idees fixes et les images que nous pourrions croire immuables.

 

Je vis des parralleles, et non des contradictions.

 

A bord de mon radeau...toujours prete au changement!

 

C'est ici que mon bras se leve, que mon poing se ferme pour ne laisser apparaitre que mon pouce!

C'est ici que l'entre deux se partage dans la solitude.

 

Moi, mes affaires..et la route qui passe sous les pneus.

 

Direction: le Nouveau Mexique!

Nous sommes Vendredi 18 Mars...et je m'embarque avec Gaston...

 

 

 

 

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Commentaires : 5
  • #1

    Joffroy (jeudi, 31 mars 2011 17:21)

    Une belle et forte pensée pour toi.

  • #2

    Jacqueline (lundi, 04 avril 2011 21:22)

    Dans mes exercices de Qi Gong, il y en a un qu'on appelle "des mains comme des nuages" qui fait justement partir les pensées et les idées fixes....ça me rapelle un bout de ton texte. Bonne continuation. Bises

  • #3

    Nathalie de SAINT OURS (mardi, 05 avril 2011 22:00)

    Je viens de découvrir ton blog.
    Impressionnant pour ma petite vie rangée de citadine, mais fascinant ton attachement à ce projet.
    Un seul mot :BRAVO
    Plein de bisous

  • #4

    Stéphanie (dimanche, 10 avril 2011 17:19)

    Grosses bises ma belle, continue ton bout de chemin, mon cœur t'accompagne dans tes trépidations.

  • #5

    Estelle (jeudi, 21 avril 2011)

    Bonne route Bella ! Et si le doute se pointe il fait aussi parti du voyage ! Cueille chaque instant comme tu sais le faire et Merci pour le partage ! Va Vis et devient ;) nous t'aimons