ca y est...la Floride!

Depuis le temps que cette destination me pendait au nez...rappelez vous (pour ceux qui suivent de tres pres les etapes de ce voyage), que c'est par la que le serpent devait demarrer sa danse!

Mais que j'ai pris la direction du Colorado...c'etait debut Fevrier!

 

Donc, m'y voici m'y voila! Et nous sommes presque a la fin de ce mois d'Avril!

J'ai saisi l'opportunite de m'y rendre avec Lee, un fameux joueur de banjo de New Orleans. Et comme sous l'effet de la perfection encore, je quitte cette ville la ou j'y suis arrivee: aux pieds de la scene de Steamboat! Et Lee qui fait le lien avec les deux groupes de musique qui m'ont invite a chanter avec eux.

Lorsque c'est ainsi, je n'ai nul doute que nous ne sommes maitres que de nos intentions, et de notre attention a ce que nous sentons et faisons. Pour le reste nous ne faisons que suivre les chemins deja dessines dans les airs.

 

Donc,

pas besoin de faire du stop pour quitter New Orleans! Et c'est une chance, parce que quitter les villes en stop, c'est l'aspect "warior" de ce mode de deplacement! 

Surtout quant il pleut!!

Et aujourd'hui,

il pleut.

Alors grand merci Lee!

 

Merci aussi pour la chambre d'hotel, et l'excursion a la plage de Pensacola "by nigth"!

 

De tout ce que je ne dis pas des bouleversements de certaines situations durant ce voyage...j'apprends encore comme j'ai a transformer les intentions de mes actes, plutot que de deplorer les situations qui m'arrivent.

 

Tout ces paysages,

depuis la Louisiane deja,

jonches de ponts de toute part, 

tant l'eau abonde!!!

Maraicage: alliage de l'eau basse et des plantes du dedans. 

 

Juste marre des fausses gentillesses, des actes interesses,

de ces regards et de ces petits gestes violant mon intimite,

pietinant mes limites...

 

On a peut etre jamais fini de redefinir l'espace necessaire a notre bon deployement.  

 

Je me desole de ces hommes obssedes par tout ce qui pourrait faire mousser leurs desirs.

Pouvoir en dire quelque chose.

En anglais, pas evident!

Heureusement qu'il n'y a pas que les mots pour faire comprendre...a qui veut bien l'entendre!

 

Les pieds dans l'eau tantrique!

C'est si bon de reprendre la route.

Seule sur le sable,

les pieds dans le sable,

et les yeux dans le bleu de l'encre.

J'ai enfin trouve une plage qui m'enveloppe de tranquilite.

Des bulding au loin,

une ile en face, inaccessible pour ceux qui n'ont pas loisir d'avoir une coque qui va sur l'eau.

Un courant de solitude donc,

avec tout ce qui remonte a la surface:

autant le plaisir de la reconquete de ce voyage qui ne se visite reellement qu'en conscience de mon corps en presence, et toutes ces images souvenirs qui font donc deja parti du passe.

Pas facil de tourner son regard, la ou sont poses ses pieds!

 

Eh oui Anis, le "petit monde" trouve toujours a nous distraire de nous meme, a nous faire croire que quelque chose nous manque, ou que nous pourrions etre mieux autrement ou ailleurs.

Mais je le confirme aussi, en etant bien ici: tout se suffit.

Et que meme si j'observe tout ce que je cherche si rapidement a occuper comme vide...simplement par conditionnement, et parce que ma relation avec la Vie n'est surement pas encore assez forte.

...et je me laisse happer par les attractions du "petit monde", uniquement dans le faire.

 

Pourquoi fuir a ce point la grace?

Parce que peur de m'evanouir, qu'il n'y ait pas assez d'air pour remplir ma bouche.

Peur?

Mais ce n'est pas moi qui ait peur.

Moi, juste, comme un enfant, je vis pleinement.

Et puis vient la main lourde d'un parent derange par tant de joie,

juste parce qu'il a oublie la sienne.

Je dis bien oublier,

parce qu'on ne peut perdre l'essence de la Nature que nous portons au fin fond de nos cellules.

La joie est une de ces perles!

Je ne cherche donc pas a retrouver,

mais a laisser s'echapper.

 

 

 

Je croque dans ma carotte, m'appretant a dormir bientot sur cette plage esseulee. Une lumiere se rapproche...

C'est Tomy, le ranger du state park, qui ne m'autorise pas a rester dormir ici. Un peu surprise et decue, je le suis quand meme, sans resistance. Il me depose en voiture chez des amis a lui qui vivent la moitie de l'annee au camping dans leur super grosse caravane a l'americaine!

Suzie et Alan m'invitent a partager leur pizza, dans l'entre de cette maison ambulante tout confort! Nous bavardons sympathiquement, tres.

Je dors a la belle dans le pourtour de leur emplacement.

C'est sur que c'est pas la nuit dont je revais, mais je porte la casquette du sens!

Alors allons y voir de plus pres!  

 

.....et en effet, le lendemain, ils me font vivre une matinee splendide:

ballade en bateau a moteur jusqu'a l'ile que je pensais innaccessible pour moi la veille; apparition de dauphins joueurs...

...rencontre avec un alligatorrrrrrrrrrrr!

 

...et une mini-ballade dans la vegetation du coin, ou je retrouve mon ami l'oiseau que je decide de baptiser "Prestance".

Il me suit...et me suivra encore... 

Une matinee chargee en emerveillement donc!!!

 

Je suis gatee..encore!

Je ne quitte pas d'une semelle les fibres de la gratitude.

 

Dans la serie des pertes en chemin, apres le chapeau, la gourde, j'oubli chez eux en partant mon couteau de voyage, et le couteau suisse pluridisciplinaire!

 

Ici, dans ce contexte, il y a comme un gout de vacance. Pourtant je ne me sens pas dans cette saveur la.

Je me sens plutot en periple, en parcours, en road trip, en apprentissage, en route...

oui, je me sens en route...

comme: "bien partie pour quelque chose".

Et c'est bien au-dela des vacances; dans un luxe de vie sans nom; dans une temporalite qui n'a pas de fin.

Clown-stop!

...sur la route du stop:

envie d'une sieste?

Thalaasee

Et me voici a Thalaassee, pour le week end, chez les deux freres d'un ami, Anis (cite ci-dessus). Leurs prenoms:

Bachir et Zaim.

 

Ici, ca parle peu.

Et j'aime ca.

J'aime les carpes.

J'aime les animaux quoi!

 

.

Je tache de ne pas trop remuer ce qui reste fragil.

A ne pas frotter de mon archet les cordes sensibles,

pas trop. 

 

Une fois de plus, je prends plaisir a prendre soin de la vaisselle,...et des estomacs en cuisinant un bon plat...vegetarien!

 

Puis nous sommes partis en ballade nocturne...

Des feu follets, et un concert harmonique de grenouilles et oiseaux de nuit!!

Tres beau.

 

Puis, il a s'agit de suivre les rails du train...qui n'est jamais passe!

 

Puis l'excursion s'est terminee dans un big stade de football americain: deux femmes en bancs s'etant saisi de l'immensite du terrain...rien que pour elles, assises sur un tissus...blanc.

Juste quelques eclairages nocturnes.

Comme pour mieux les voir apparaitre dans ce decors de supporters invisibles!

Juste nos trois paires d'yeux pour les faire exister en dehors de leur bulle. 

 

 

Je me sens bien.

Plus je me detache de la forme,

plus je sens comme la Vie sait ou elle veut me mener.

La route est longue, mais il me semble pourtant en voir le bout, aussi precoce que cela puisse paraitre.

Je ne vois plus bien la necessite des mots.Toujours les memes au final. Il ne me reste plus que l'art des histoire a raconter.

Mais pour ce qui est de mes grandes traversees de soudaines comprehensions,

je prefere me taire,

 

...et incarner.

 

Mes pensees sont comme ces formes aux milles visages:

 

 

 

...empreintant une forme, de temps en temps,

qui sait s'inscrire dans le cadre de mes besoins de reconnaissance.

D'affiliation.

Un week end passe avec Bachir, Zaim et Ryan.

Tres reposant.

Tres simple.

Calme et tranquille.

Je retrouve mes appuis de serenite.

Pas d'agitation a l'interieur.

Juste la curiosite de ce qui m'attend demain...tout a l'heure,

parce qu'il est deja tard! 

 

J'ai encore envie des vagues, et du soleil sur ma peau.

J'ai ma direction.

A nouveau sur la route...de ma pouceverence!

Les deux freres me deposent non loin d'un theatre pour mon pouce.

 

Et hop, c'est parti pour de nouvelles aventures:

Eric m'ouvre sa portiere, et un large sourire. Bien aimable et bel homme. Il ne m'amene pas tres loin. C'est pas grave. Je continu. Toujours sur la route nunero 10. Direction Jaksonville (en Floride toujours). Parce qu'il faut bien prendre une direction.

Pour le reste, je fais confiance a tout ce qui pourrait se produire.

Et meme lorsque les choix sont multiples et que je n'arrive pas a sentir clairement la ou m'orienter, je me dis que tout est bon a prendre.

 

Tout ca pour en arriver a ce couple etrange qui me font partager un bout de leur intimite dans leur camping-car. De prime abord, ils me parlent de Jesus et m'offre un bracelet de paix!! Mais tres vite aussi, je sens comme l'ambiance est tendue, je sens une relation en manque de confession. Toute les confusions qui marrinent dans cet amour borgne d'un cote, et guerrier de l'autre. 

Ainsi soit il.

C'est donc avec grand soulagement que je les laisse, et continu avec un camioneur super cradingue, mais tellement gentil! Il ne m'amene pas tres loin, et la ou il me pose, c'est pas gege. M'en fou. Je mange mes pistaches, et reste joueuse. Quelques sales propositions et des regards salopards (je n'ai plus honte de le dire). Bouhhhh! Que c'est desgreable, s'ils savaient! Comme les insultes se chamaillent dans ma bouche...et comme je reste polie.

Un autre camioneur vient rattraper l'ambiance. Il est doux. Il va la ou je vais...et plus loin encore...c'est encore mieux.

Il parle peu. Moi aussi. Et puis toujours les memes questions qui se posent, semblant s'imposer meme! Envie de creuser davantage. Alors je tente des questions qui osent s'aventurer dans les jungles. Sauf que, je ne comprends pas les reponses. Malin! Hein!

 

Eh bien je n'ai plus qu'a me taire!

C'est plus immediat que de devenir bilingue!!

Et comme j'erre dans la culture de l'immediatete!

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Commentaires : 2
  • #1

    nathalie camy (samedi, 14 mai 2011 04:01)

    Maëlle,ta force me sidère ! Aventurière je le fut aussi et dans ce grand tourbillon ou tout se mêle ,l'amour du genre humain ,les sensations délicieuses,le vertige du sens de la vie , le dégoût et la peur parfois du genre humain ...avoir la possibilité de venir se poser chez des amis des parents, n'avait pas d'égal pour me requinquer ... 10 fois alors, tu aurais pu tomber, mais non, tu poursuis ta route ..la preuve est faite Maëlle ,la force est en toi!Même si Nam est plus fragile, que tu doutes d'elle ,elle renaitra bientot ,peut être différente.. comme toi après ce long voyage . au fait tu fais comment pour l'argent ?.Ici tout va bien ,j'ai recement eu un coup de foudre ...mais non, pas pour un mec!..pour un coin perdu dans la montagne. Alors que j'étais en apprentissage pour la cueillette des herbes sauvages et comestibles ,je me suis sentie si bien dans cette vallée d'aspe .Comme de par hasard, une semaine + tard ,j'apprends qu'un établissement médical se monte dans ce village .J'ai postulé ,on verra bien ,faudra trouver aussi une maison ..aussi bien que la mienne ,difficile! faut y croire .c'est les chats qui vont pas apprécier! tous les chats ne sont pas comme 'Arre' , je t'embrasse fort ,bonne route ,j'essaie de t'envoyer des photos nex time

  • #2

    jean-marc (samedi, 28 mai 2011 16:38)

    effectivement l'un dans l'autre tout va bien, et cet art de raconter tu le chatouilles avec tant sincérité que ....moi je prends mon pied !!!
    je viens de me taper presque un mois de voyage, en deux heures et demi.... et jchuis encore à la bourre, mais bon chancun son rythme n'est ce pas ?!! et pis je laisse moi aussi mes petites traces derrière toi...
    je t'embrasse Maëlle