en passant par la Georgie...

Brunswick, peu apres avoir laisse le camioneur avec son camion. Tard le soir.

Je m'en vais a la rencontre du lieu que j'ai repere juste avant pour passer la nuit: une maison abandonnee. 

Sauf qu'a la lumiere de ma lampe, elle m'inspire bien moins. Un peu brulee, semblant en travaux, semblant eux memes a l'abandon...ca sent pas bon rester y dormir.

Tres bien. L'herbe du jardin m'ira tout a fait!

Le chien des voisins ne tarde pas a me renifler. Il aboie. Je m'eloigne. Il aboie encore. Je me cache...comme si un chien avait besoin de ses yeux pour sentir!!

Le fait est qu'il fini par avoir une crampe aux cordes vocales, me laissant enfin entendre les autres bruits du dehors. 

 

Au reveil...

 

Pas bien dormie: moustiques, chaleur, humidite meme...j'ai passe ma nuit a me reveiller.

 

Des que le jour apparait, c'est desuite plus rassurant.

 

Ce sont aussi des pensees qui s'affolent.

La maison a l'abandon!

Jerkill Island

J'ai repris la route d'une ambiance "solitude", plutot silencieuse.

 

Je reprends la route en direction d'une ile a explorer.

Ce sera Jerkil Island.

 

 

Marcher marcher marcher marcher....sur les orteils des vagues. 

Ne s'arreter que pour realiser la beaute de l'instant...de l'endroit.

Toujours le meme corps oceanique, et pourtant...autant de variations que de vagues.

Je croise des dauphins. J'hesite a suivre leur cap. Faire demi tour donc...juste un peu.

Juste pour me croire faisant partie des leurs. Quel luxe parfois que cette folle imagination!  

Puis je reprends le volan de ma direction initiale, que quelques echapees ne m'empechent pas de suivre a nouveau. Je croise le regard emerveille et emerveillant d'un enfant, surpris de ce face a face avec mon allure vagabonde...il me sourit, et j'en garde l'empreinte encore aujourd'hui.

Et puis l'enorme chance de trouver sur le sable, un cadeau commande depuis la Californie deja: un "sand dollars"! Un coquillage de toute beaute, qui m'avait deja ete offert, mais tellement fragil, qu'il s'etait brise en peu de temps. C'est un peu comme le coquillage de St Jacques de Compostelle. Mais celui-ci est pour les marcheurs d'ici. Ce que je me dis. Parce que la legende l'associe plutot a l'avenement d'un bonheur financier!

Chacun peut bien y mettre ce qu'il veut dans ce coquillage, lui, il est juste magnifique, rare, et cela me suffit.

Je le blotti tout contre les autres bijoux de cet ocean ramasses en chemin..le temps de lui trouver une boite protectrice qui le ramenera entier jusqu'en France!

La danse des animaux de l'eau.

C'est un policier qui me ramene jusqu'a mes baggages, laisses a l'office de la Marina de l'ile, pour pouvoir marcher tranquille. Megan a veille dessus toute l'apres-midi. Un temps d'echange avec cette jeune femme, bien etonnee de la vie que je mene!

Je quitte l'ile, le policier m'ayant fortement dissuade d'y rester dormir, tout simplement parce que c'est interdit d'y coucher ses reves sur le sable la nuit.

 

Un joyeux bonhomme m'amene jusque sur le littoral, le temps pour lui de me deverser sa joie d'etre, le bonheur que lui procure ses prises de libertes, comme il se sent vivre...enfin! Une bouille magnifique qui enchante cette fin de journee!

...un peu etrange quand meme.

 

Mais je ne me prive pas de penser que la folie nous guette tous.

Comme ca, c'est regler.

 Y'a plus a avoir peur des uns ou des autres...juste de nos propres embarquement psychotiques, bien bavards de projections imagees de toutes sortes! 

 

Nous sommes le 5 Mai. 

Je remonte encore vers le Nord.

 

Écrire commentaire

Commentaires : 5
  • #1

    Laura (lundi, 16 mai 2011 04:02)

    Ciao, Maelle! You've entered more chapters of your adventure. I trust that means you are doing well? I hope so!!! Your writing is so lovely, that i am going to learn french just so I can read your blog! I hope to hear from you soon, and I look forward to reading more!

  • #2

    marg.. eau (vendredi, 27 mai 2011 17:35)

    air... eau.. vent.. vagues..
    merci pour cette brise de liberté
    encore une fois touchée
    te amo
    (tu hermana del alma)

  • #3

    nathalie camy (samedi, 28 mai 2011 04:07)

    !!!tous ces contrastes ,pleins,vides. Lents,rapides. Avec du SENS ou juste absurdes, qui te mènent un matin au paradis et te laisse échouée le soir ,au milieu de nul part...hyper lucide ou ni comprend plus rien...les voyages ,les vrais ,t'embarquent dans ce tourbillon...certains s'y perdent ... pas toi tu tiendras le coup . Sans doute,est ce ta capacité d'analyse ,d'adaptation ,de recul,ta grande l'humilité aussi ,l'amour de la vie et des autres et...ta sobriété (alcool et drogue ne font pas bon ménage avec les voyages)...tu es sauvée Maelle et plus que tu ne croie. je penses a toi ,big kiss ,take care

  • #4

    jean-marc (samedi, 28 mai 2011 16:51)

    très sympathique escale ! La vie sur les plages ne pouvaient t'échapper et j'en suis fort aise.

    pour la première fois depuis ton départ je lis aussi "retour en France"
    tiens donc... alors que tu t'apprètes à quitter les usa pour le canada.
    Encore et toujours à tes côtés Maëlle !!!

  • #5

    juliette (lundi, 30 mai 2011 18:40)

    je souris a l idee que tes volontes premieres se deposent doucement au fur et a mesure que se devoile cette force de vie qui nous guide, nous aime, et sait tellement mieux que ce petit moi qui se pretend roi...